Aller au contenu
LIB Librairies & bouquinistes

Lyon : des librairies sur deux collines, pour lire sans se presser

  • VilleLyon
  • QuartierCroix-Rousse
  • Momenten semaine, avant 11 h
Par Cherlyn Branch 23 février 2026 5 min de lecture
Lyon : des librairies sur deux collines, pour lire sans se presser

Cet article peut contenir des liens affiliés. Si vous réservez ou achetez par l'un de ces liens, Un Coin Tranquille peut percevoir une petite commission, sans surcoût pour vous. En savoir plus.

À Lyon, les livres sont disséminés sur deux collines et deux rives, et c’est cette dispersion qui en fait une ville de librairies agréable à parcourir lentement. On monte, on descend des escaliers, on débouche sur une place presque vide, et l’on pousse la porte d’une boutique où le libraire lève à peine les yeux. J’y ai passé deux jours à chercher les adresses où l’on peut rester une heure devant un rayon sans que personne ne s’en étonne. Voici le fil de ce séjour.

Y aller depuis Bordeaux

Il n’existe pas de liaison ferroviaire très rapide entre Bordeaux et Lyon : on compte environ cinq heures de train, avec un changement selon les horaires, en passant par Toulouse ou par Paris. Le trajet n’a rien de pénible si l’on emporte un livre épais. L’arrivée se fait à Part-Dieu ou à Perrache, et dans les deux cas le métro ou le tramway conduit en quelques minutes vers le centre. Les horaires et les durées sont à vérifier avant le départ.

Trois quartiers, trois façons de feuilleter

Les pentes de la Croix-Rousse

C’est mon quartier de prédilection pour les petites librairies indépendantes. Le dénivelé décourage les foules, et les rues autour de la place de la Croix-Rousse abritent des boutiques tenues par des passionnés, avec des rayons de bandes dessinées, de poésie ou de livres d’artistes. Les traboules, ces passages couverts qui traversent les immeubles, permettent de couper d’une rue à l’autre sans bruit.

La Presqu’île, entre Rhône et Saône

Le centre est plus animé, mais certaines librairies de la rue Mercière ou des abords de la place Bellecour offrent de vrais moments de calme à l’étage ou dans l’arrière-boutique. Les grandes librairies indépendantes du centre ont souvent un coin lecture ; le matin, en semaine, on peut s’y attarder.

Le Vieux Lyon et les quais de Saône

Au pied de la colline de Fourvière, le Vieux Lyon garde une ou deux boutiques de livres anciens et de gravures. Les quais de Saône, juste en face, accueillent par moments des bouquinistes et surtout des bancs bien placés pour lire en regardant couler l’eau.

Samedi : de la Croix-Rousse aux quais

Je dépose mon sac, puis je prends le métro jusqu’à la Croix-Rousse. Le samedi matin, les rues commencent à s’animer à cause du marché du boulevard, alors j’en fais le tour rapidement avant de m’enfoncer dans les ruelles voisines. Je visite deux ou trois librairies sans me fixer de limite de temps. J’ai remarqué que les libraires parlent plus volontiers quand on ne leur demande rien : on finit toujours par repartir avec une recommandation.

L’après-midi, je descends par les traboules vers la Presqu’île et je traverse la Saône à pied pour gagner les quais. Un banc, une heure de lecture, quelques pages recopiées dans mon carnet. La lumière de fin de journée sur les façades ocres du Vieux Lyon justifie à elle seule de s’attarder.

Dimanche : Fourvière et un dernier rayon

Le dimanche, la plupart des librairies sont fermées, et j’en profite pour monter à Fourvière. Le funiculaire, ou les montées à pied par les escaliers, mènent à des jardins en terrasse d’où l’on voit toute la ville. Les premières heures du matin sont les plus tranquilles ; je lis face au panorama, un livre acheté la veille entre les mains.

En fin de matinée, je redescends dans le Vieux Lyon, puis je rejoins la Presqu’île pour un dernier passage dans une librairie ouverte le dimanche, quand il y en a une. Sinon, un banc sur les berges du Rhône, côté pelouses, fait un bon salon de lecture.

Où dormir

Pour ce type de séjour, je privilégie les pentes de la Croix-Rousse ou le quartier de la Presqu’île, côté Saône. Un petit hôtel de quartier ou un meublé dans un ancien atelier de canuts, ces maîtres tisseurs de la soie, donne le sentiment d’habiter la ville plutôt que d’y passer. Je regarde aussi si l’hébergement est accessible sans trop de marches, car il y en a beaucoup dans ce quartier. Les prix varient selon les périodes de salon et d’événements ; mieux vaut s’y prendre tôt.

Le retour

Le dimanche en fin d’après-midi, je rejoins Part-Dieu à pied ou en métro, et le train me ramène vers Bordeaux dans la soirée. Le trajet est long, mais il offre le temps de commencer les livres achetés pendant le week-end. Je prends toujours une place près d’une prise électrique pour pouvoir relire mes notes sans m’inquiéter de la batterie.

À savoir avant de partir

  • Les pentes de la Croix-Rousse se parcourent à pied : chaussures confortables indispensables.
  • Le dimanche, la majorité des librairies sont fermées ; planifier une activité de plein air ce jour-là.
  • Les traboules sont des passages privés ouverts au public : rester discret, ne pas élever la voix, respecter les habitants.
  • Pour un calme optimal : en semaine, avant 11 h, ou en fin d’après-midi hors des périodes de festival.
  • Le métro et le funiculaire facilitent les montées, mais les escaliers restent la meilleure façon de découvrir les quartiers.
  • Durées de trajet et horaires donnés à titre indicatif : à vérifier avant le départ.

Lyon demande un peu d’effort pour être lue, comme certains livres. Mais une fois les rues apprivoisées, elle laisse une impression de lenteur peu courante dans une grande ville, et l’on y trouve de quoi remplir un sac de livres qui sentent encore l’encre.

Dans le même tiroir

La lettre des coins calmes

Une fois par mois : trois lieux où s'asseoir dans une ville, et l'heure à laquelle y aller.

En vous inscrivant, vous acceptez la politique de confidentialité.