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Montpellier : lire à la médiathèque Zola et sous les arcades de l’Écusson

  • VilleMontpellier
  • QuartierAntigone, Écusson
  • Momenten semaine, avant 11 h
Par Cherlyn Branch 24 mai 2026 5 min de lecture
Montpellier : lire à la médiathèque Zola et sous les arcades de l'Écusson

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Montpellier est une ville de jeunes, de terrasses, de tramways colorés. On pourrait croire qu’elle ne laisse aucune place au silence. Pourtant, entre les arcades, les jardins et une médiathèque très fréquentée, il reste des endroits pour lire longtemps. Un vendredi soir de printemps, l’arrivée s’est faite avec un roman à moitié lu et une envie de calme, et la ville m’a offert plus que prévu.

Y aller depuis Bordeaux

Le train Bordeaux-Montpellier prend environ 3 h 30 à 4 h selon les services, souvent avec un changement à Toulouse. Le trajet traverse le Lauragais, longe les étangs, et la lumière change peu à peu : plus claire, plus dure, avec un ciel plus haut. À l’arrivée, la gare Saint-Roch est tout près du centre historique, à quelques minutes à pied de la place de la Comédie. Horaires et durées à vérifier avant le départ.

Samedi : la médiathèque Émile-Zola

La médiathèque Émile-Zola se trouve dans le quartier d’Antigone, un ensemble néoclassique dessiné par l’architecte catalan Ricardo Bofill. Elle est vaste, claire, avec de grandes baies donnant sur un parvis et sur le Lez. L’accès aux espaces de lecture est le plus souvent libre, et l’on y croise un public varié : lycéens, retraités, voyageurs de passage. Les règles pour les espaces de travail, la presse et le wifi sont à vérifier avant de venir.

J’y vais tôt le matin, avant que la salle ne se remplisse. Il y a des tables le long des vitres, des fauteuils pour les journaux, des coins plus protégés pour les livres d’art. Je choisis un fauteuil près d’une baie, et je lis jusqu’à midi, sans musique, sans interruption. L’atmosphère est celle d’une ruche où chacun s’applique à ne pas faire de bruit.

À la sortie, une marche le long du Lez ou dans le quartier d’Antigone mène à des allées d’ombre, des bassins, des places symétriques. Le style est monumental mais le lieu est étonnamment paisible le week-end. Je m’y assieds sur une margelle, je déjeune d’un sandwich acheté le matin, et je regarde passer les rares cyclistes.

L’après-midi, le jardin des Plantes, le plus ancien jardin botanique de France, est un refuge : allées ombragées, serres, bassins, bancs. On peut y rester longtemps sans que personne ne vous dérange. Je note les sons, cloche d’une église lointaine, insectes, pas sur le gravier.

Dimanche : l’Écusson et ses arcades

Le dimanche, la médiathèque est généralement fermée, et il faut chercher ailleurs. Le centre ancien, l’Écusson, est un labyrinthe de ruelles qui se prête à la lecture itinérante. Le matin, avant midi, les rues sont presque vides. On flâne jusqu’à la cathédrale Saint-Pierre, dont le porche à deux tours massives est inhabituel, puis on traverse des cours intérieures qui s’ouvrent parfois sur des escaliers à l’italienne.

Plus loin, la promenade du Peyrou, avec son aqueduc et sa grande terrasse, est un lieu de repos. Les bancs y sont nombreux, la vue s’étend vers les collines, et le bruit de la ville arrive étouffé. C’est l’endroit où j’ai relu mes notes du samedi, en regardant l’ombre des platanes se déplacer. L’aqueduc Saint-Clément, plus loin, se laisse longer à pas lents, et les jardins en contrebas offrent encore des coins calmes.

En fin de journée, une pause dans un café de petite taille, de ceux où on peut rester longtemps avec un seul thé, achève la journée. Je ne cherche pas d’adresse précise : en général, un lieu sans musique forte, avec des tables disponibles et un serveur qui ne vous interroge pas sur l’heure, finit par se présenter.

Entre deux étapes, je tiens une règle : lire d’abord, marcher ensuite, et ne jamais enchaîner trois lieux d’affilée. Montpellier est une ville qui s’agite facilement, et il faut lui opposer un peu de lenteur. Je note dans le carnet ce qui s’entend à chaque endroit : le ronronnement de la médiathèque, l’eau des bassins d’Antigone, les cigales du jardin des Plantes à la belle saison. Ces notes me servent au retour, dans le train, à retrouver l’humeur des deux jours, bien plus sûrement que des photographies.

Une nuit : où dormir

Pour dormir, le quartier Boutonnet, au nord du centre, est plus tranquille que l’Écusson, avec des rues résidentielles et un parc voisin. L’Écusson a aussi des chambres d’hôtes, mais la vie étudiante y est bruyante le jeudi et le samedi soir. Une chambre côté cour dans un petit hôtel du quartier de la gare, ou une chambre d’hôtes près du Peyrou, convient bien. Je demande toujours un étage élevé et des volets, et je me couche tôt.

Le retour

Pour le retour, un train de fin d’après-midi laisse le temps de marcher une dernière fois dans l’Écusson. On rentre à Bordeaux en environ 3 h 30 à 4 h, avec un changement. Le roman reprend sa place sur les genoux, et le trajet passe comme une page longue. Horaires et durées à vérifier avant le départ.

À savoir avant de partir

  • Vérifier les règles de la médiathèque : espaces ouverts, wifi, jours de fermeture, fermetures estivales.
  • Éviter les soirs de forte affluence étudiante si le sommeil compte : jeudi et samedi dans l’Écusson.
  • Prévoir un chapeau et de l’eau pour les promenades : le soleil est fort dès le printemps.
  • Le jardin des Plantes a des horaires et des jours de fermeture à contrôler.
  • Réserver le train à l’avance, particulièrement en période de vacances.
  • Horaires et durées à vérifier avant le départ.

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