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QUA Quais, bancs & belvédères

Nantes : le quai de la Fosse, l’île et la butte Sainte-Anne pour regarder la Loire

  • VilleNantes
  • QuartierQuai de la Fosse
  • Momenten semaine, le matin
Par Cherlyn Branch 2 février 2026 5 min de lecture
Nantes : le quai de la Fosse, l'île et la butte Sainte-Anne pour regarder la Loire

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Le quai de la Fosse, à Nantes, garde l’allure d’un ancien port : des façades du dix-huitième siècle, des bollards de fonte, et la Loire qui coule large, grise et sûre d’elle. Un soir de printemps, j’ai pris place sur un des bancs face au fleuve, un carnet ouvert, et j’ai regardé passer les péniches, les cyclistes, un vieux couple qui marchait lentement. Nantes ne cherche pas à se montrer, et c’est ce qui rend ses rives agréables : on y reste sans avoir l’impression de manquer quelque chose.

Ce guide suit trois endroits où l’on peut s’asseoir longtemps : le quai de la Fosse et ses abords, l’île de Nantes et ses parcs, puis la butte Sainte-Anne comme belvédère. Un week-end suffit.

Comment y aller

Depuis Paris, le TGV rejoint Nantes en environ deux heures vingt à deux heures et demie, vers la gare Maritime ou la gare Sud selon les liaisons. Depuis Bordeaux, il faut compter un trajet plus long, environ trois à quatre heures avec correspondance éventuelle. Depuis Rennes, le train met environ une heure. La gare est à quelques minutes du centre à pied, et le tramway dessert facilement les quais. Horaires et durées à vérifier avant le départ.

Samedi : le quai de la Fosse et l’île de Nantes

Le matin, je descends vers le quai de la Fosse, où les anciens hôtels d’armateurs rappellent le temps du commerce maritime. Il y a des bancs en bordure de quai, et des marches qui descendent vers l’eau. Le matin, la lumière éclaire la rive d’en face, et on peut rester une heure sans être dérangé, avec seulement le bruit des mouettes et quelques cyclistes. Ce n’est pas un lieu silencieux au sens strict, mais il a une qualité sonore douce.

En début d’après-midi, je traverse la Loire pour rejoindre l’île de Nantes, un ancien site portuaire reconverti. Le parc des Chantiers, au bord de l’eau, s’étend à l’emplacement des anciens chantiers navals. On y trouve des grues conservées, de grandes pelouses et des bancs face au fleuve. Les Machines de l’île sont l’attraction la plus connue, mais elles attirent du monde ; il suffit de passer à côté pour retrouver des coins calmes sur le quai, plus à l’ouest. J’ai lu un long moment sur les marches de pierre, en regardant les bateaux passer.

La fin de journée se prête bien à une marche le long de la rive sud de l’île, vers la pointe ouest. Le quai y est large, peu fréquenté, avec une vue sur l’estuaire qui s’élargit. C’est un endroit où l’on se sent loin de la ville, alors qu’on en est à quelques minutes.

Dimanche : la butte et l’Erdre

Le dimanche, je monte sur la butte Sainte-Anne, à l’ouest du centre. Ce belvédère modeste donne sur la Loire, l’île de Nantes et les grues du port. Il y a des bancs sous les arbres, et l’on peut y rester sans bruit en dehors des heures où les groupes passent. C’est un point de vue que les habitants apprécient, plus que les visiteurs, ce qui lui donne une ambiance de quartier.

Plus tard dans la matinée, je rejoins l’Erdre, la rivière qui traverse le nord de la ville. Ses quais, bordés d’arbres et de belles demeures, sont tranquilles : on y marche entre les bateaux amarrés et des pelouses qui descendent jusqu’à l’eau. Le parc de la Gaudinière et les bords du quai de Versailles permettent de s’asseoir face à une eau calme, qui contraste avec la Loire. En fin de journée, les reflets des arbres dans l’Erdre donnent à la promenade un air de campagne en pleine ville.

Où dormir

Pour une nuit, deux choix. Un petit hôtel ou une chambre d’hôtes dans le quartier Graslin, proche du centre, permet de rejoindre à pied le quai de la Fosse. Une autre option, plus tranquille, consiste à choisir un logement dans le quartier de la butte Sainte-Anne ou près de l’Erdre, avec des rues calmes et des vues. Éviter les rues très commerçantes du centre-ville si le bruit nocturne vous gêne.

Le retour

La gare étant proche, il est possible de profiter d’une dernière heure sur les quais avant de partir. Pour terminer, je marche souvent le long du quai de la Fosse puis je rejoins la gare à pied, ce qui prend un petit quart d’heure. Une marge de quarante minutes environ avant le train permet de ne pas courir.

À savoir avant de partir

  • La Loire a des marées qui influencent son niveau ; certains quais bas peuvent être humides à marée haute.
  • Le vent peut être sensible sur l’île de Nantes ; prévoir une veste légère.
  • Les Machines de l’île attirent du monde les week-ends ; mieux vaut s’en tenir à distance pour la tranquillité.
  • Le dimanche, les petits commerces sont souvent fermés ; emporter de quoi boire.
  • Le tramway et le bus facilitent les déplacements, mais la marche reste la meilleure façon de longer les rives.
  • Horaires et durées à vérifier avant le départ.

Nantes se découvre à hauteur d’eau. Il suffit de choisir un quai, de s’y poser, et de laisser la Loire faire le reste.

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