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THE Salons de thé

Rouen : salons de thé autour de la cathédrale, entre colombages et silence

  • VilleRouen
  • QuartierCentre historique
  • Momenten semaine, avant 11 h
Par Cherlyn Branch 26 juin 2026 5 min de lecture
Rouen : salons de thé autour de la cathédrale, entre colombages et silence

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À Rouen, la cathédrale change de couleur selon l’heure, et c’est ce que Monet a peint. Moi, je viens pour ce qui se passe derrière elle : des rues à colombages, des cours cachées, et des salons de thé où l’après-midi s’allonge. La ville est assez petite pour qu’un week-end suffise à en faire le tour, et assez ancienne pour que les salles aient des poutres, des escaliers qui craquent et des fenêtres qui ne ferment pas tout à fait.

Voici deux jours, organisés autour de cette envie de s’asseoir.

Comment y aller

Depuis Paris, le train relie la gare de Rouen-Rive-Droite depuis la gare Saint-Lazare en environ une heure et quart. Depuis Caen, il faut compter environ une heure trente. Depuis Lille, un changement à Paris est souvent nécessaire, avec un trajet d’environ trois heures. La gare est à quinze minutes à pied du centre, par la rue Jeanne-d’Arc, et le métro rejoint le centre en quelques arrêts.

Samedi : la rue du Gros-Horloge et les cours

Le samedi matin, la rue du Gros-Horloge est animée, avec son horloge Renaissance qui enjambe la rue. Je la traverse sans m’y attarder, puis je prends les ruelles qui la bordent. Rouen a un nombre étonnant de cours intérieures et de passages, souvent dissimulés derrière un portail. C’est là que se logent certains salons de thé : à l’abri du bruit, avec un petit jardin ou une table sous un auvent.

Les salons de thé rouennais ont une atmosphère particulière. Les salles sont souvent basses, avec des poutres apparentes, des fauteuils de brocante et des tasses dépareillées. On y sert des thés, mais aussi du cidre normand, des tartes aux pommes et des gâteaux au beurre. L’ambiance est celle d’une maison de campagne où l’on serait invité à rester.

L’après-midi, je me rends à la cathédrale, dont la façade est une dentelle de pierre. J’entre un moment, pour le silence, puis je ressors par le côté de l’archevêché. À quelques pas, un salon de thé me tend ses fauteuils. J’y reste jusqu’à ce que la lumière tombe.

Ce que l’on boit et mange sur place

  • Un thé noir parfumé, pour accompagner une pâtisserie au beurre.
  • Un cidre brut ou un jus de pomme, pour changer du thé.
  • Une tarte aux pommes tiède, quand la saison s’y prête.

Dimanche : le Vieux-Marché et les bords de Seine

Le dimanche, je descends vers la place du Vieux-Marché, lieu où Jeanne d’Arc a été brûlée en 1431. L’église moderne qui la domine, avec sa toiture en forme de coque de navire, est surprenante et silencieuse. À côté, un marché couvert et quelques rues animées. Le quartier est vivant, mais les salons de thé voisins offrent un répit.

L’après-midi, je marche vers les quais de la Seine, avec leurs péniches et leurs promeneurs. Le dimanche, ils sont calmes, et l’on y croise surtout des coureurs et des familles. Je poursuis jusqu’au jardin des Plantes, un peu à l’écart, ou je m’arrête dans un salon de thé de la rive gauche, qui offre un autre point de vue sur la ville.

Note de carnet : colombages, odeur de beurre chaud, cloches au loin. Deux personnes lisent à ma gauche. La théière est lourde, la tasse aussi.

Où dormir

Un petit hôtel ou une chambre d’hôtes dans le centre historique, entre la cathédrale et la Seine, permet de tout faire à pied. Les rues piétonnes sont calmes la nuit, mais les abords de la place du Vieux-Marché peuvent être animés le samedi soir. La rive gauche, plus résidentielle, offre un sommeil plus sûr. Une chambre sur cour est un bon choix dans les vieilles maisons à colombages, dont les planchers craquent, pour qui y est sensible.

Le retour

Le dimanche soir, je descends vers la gare sans me presser. Je m’accorde un dernier thé dans un salon proche, puis je prends un train vers Paris, souvent chargé au retour de week-end. Je réserve en voiture calme, quand c’est possible. Le trajet est assez court pour qu’on arrive chez soi avec encore un peu de silence dans la tête.

À savoir avant de partir

  • Les salons de thé rouennais ferment souvent le lundi, certains aussi le dimanche : vérifiez les jours d’ouverture.
  • Les rues à colombages sont pavées et parfois glissantes sous la pluie : prévoyez de bonnes chaussures.
  • Les planchers anciens craquent : demandez une chambre à l’étage le moins exposé si vous avez le sommeil léger.
  • La météo normande est changeante : un imperméable léger reste un bon compagnon.
  • La ville accueille des événements importants, comme l’Armada certaines années, qui changent complètement l’affluence : renseignez-vous sur les dates avant de réserver.
  • Horaires et durées de trajet sont à vérifier avant le départ, notamment les liaisons du week-end.

Rouen offre à ceux qui s’y arrêtent une lenteur ancienne. On y entre par une porte basse, on y reste le temps d’une théière, et l’on en ressort avec un peu plus de patience qu’à l’arrivée.

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