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LEC Bibliothèques & salles de lecture

Toulouse : une médiathèque, des cloîtres et des quais pour lire

  • VilleToulouse
  • QuartierJean-Jaurès, Saint-Cyprien
  • Momenten semaine, avant 11 h
Par Cherlyn Branch 14 avril 2026 5 min de lecture
Toulouse : une médiathèque, des cloîtres et des quais pour lire

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Toulouse est une ville de briques, de lumière rose en fin de journée, d’étudiants qui lisent sur les marches. Elle a l’avantage d’être proche de Bordeaux, donc d’offrir un week-end court sans épuiser. J’y ai passé deux jours à chercher les endroits où l’on peut lire sans être gêné par le bruit, et la ville s’est montrée généreuse, avec ses médiathèques, ses jardins et ses berges.

Y aller depuis Bordeaux

Le train Bordeaux-Toulouse prend environ 2 h, parfois un peu plus selon les trains. C’est un trajet qui suit la Garonne, traverse Agen et Montauban, et qui laisse le temps de lire cinquante pages. On arrive à Matabiau, d’où le centre se rejoint à pied ou en métro en quelques minutes. Horaires et durées à vérifier avant le départ.

Samedi : la médiathèque José-Cabanis

La médiathèque José-Cabanis, près de la gare, est le grand lieu de lecture de la ville. Elle porte le nom d’un écrivain originaire de la région, et on y trouve des salles hautes, des tables, des fauteuils, des espaces par thème. L’accès à la consultation sur place est le plus souvent libre, mais je vérifie toujours les règles de la salle, les espaces de travail et les jours d’ouverture. Je m’y rends dès l’ouverture, quand les étudiants ne sont pas encore arrivés.

Ce que je cherche dans ce type de lieu, c’est une table près d’une vitre, un étage où l’on n’entend que le papier, et la certitude qu’on ne me demandera pas de consommer quoi que ce soit. À la médiathèque, c’est possible. On peut y rester de longues heures, relire ses notes, avancer un chapitre. L’atmosphère est celle d’un lieu commun où chacun respecte la bulle de l’autre.

En milieu de journée, la place du Capitole est animée, mais à quelques rues, le quartier Saint-Étienne et ses ruelles offrent un autre ton. La cathédrale Saint-Étienne, plus modeste et plus sombre que la basilique Saint-Sernin, est un lieu où l’on peut s’asseoir dix minutes dans une fraîcheur de pierre. L’après-midi, le jardin des Plantes ou le Grand Rond sont de bons choix pour lire en plein air.

Dimanche : briques, cloîtres et berges

Le dimanche, les bibliothèques ferment souvent, et c’est l’occasion de suivre la ville dehors. Le couvent des Jacobins, avec son cloître gothique et son église célèbre pour son palmier de pierre, est l’un des endroits les plus calmes de Toulouse. Le cloître est ouvert à la visite, et ses galeries sont propices à une pause. L’accès et les horaires sont à vérifier avant de s’y rendre.

Plus tard, la balade peut continuer le long de la Garonne. La prairie des Filtres, sur la rive gauche, est un grand espace herbeux où l’on voit les gens lire, discuter à voix basse, dormir sous un arbre. Le quartier Saint-Cyprien, derrière, a des petites rues et des places plus calmes que le centre. Pour finir, le canal du Midi, classé au patrimoine mondial, offre des chemins ombragés où le bruit se dilue. Je fais quelques kilomètres à pas lents, puis je choisis un banc, et je lis jusqu’à ce que la lumière baisse.

Il m’est arrivé de croiser, au bord du canal, un homme qui lisait à haute voix pour lui-même, avec une sorte de douceur. Personne ne s’est retourné. C’est cela, je crois, que je cherche dans une ville : l’endroit où chacun peut faire à peu près ce qu’il veut sans déranger.

Entre deux étapes, je tiens une règle : une seule destination par demi-journée, et du temps vide autour. Toulouse a la taille idéale pour cela, assez grande pour surprendre, assez petite pour qu’on y marche sans carte. Je note dans le carnet les sons de chaque lieu : le froissement des journaux à la médiathèque, le pas des visiteurs dans le cloître, l’eau du canal contre la pierre. Ces notes forment, au retour, une petite carte sonore de la ville, bien plus fidèle que mes souvenirs de monuments.

Une nuit : où dormir

Pour dormir, le quartier des Carmes, du côté de la place du même nom, est central et agréable, avec des petites rues et des immeubles de brique. Saint-Cyprien, de l’autre côté du fleuve, est plus calme, plus résidentiel, avec plusieurs chambres d’hôtes. Je préfère l’un de ces deux quartiers à la proximité immédiate de la gare, plus bruyante. Une chambre côté cour, une fenêtre qui ouvre sur un arbre, voilà ce que je demande.

Le retour

Le train du retour part de Matabiau en fin d’après-midi, et on est à Bordeaux en environ 2 h. J’aime prendre le dernier train raisonnable, pour laisser à la journée de dimanche sa pleine durée. Horaires et durées à vérifier avant le départ.

À savoir avant de partir

  • Vérifier les règles de la médiathèque : espaces de travail, wifi, prises, jours de fermeture.
  • Les monuments comme les Jacobins ont des horaires et des tarifs qui changent : s’en assurer à l’avance.
  • Emporter une veste légère : les cloîtres et les églises sont frais, même en été.
  • Prévoir une solution de repli en cas de pluie : la médiathèque ou un café calme près de la gare.
  • La brique rose chauffe vite en été : privilégier le matin pour les promenades.
  • Horaires et durées à vérifier avant le départ.

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