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LEC Bibliothèques & salles de lecture

Lyon : la Part-Dieu et les salles de lecture de la Presqu’île

  • VilleLyon
  • QuartierPart-Dieu, Presqu'île
  • Momenten semaine, avant 11 h
Par Cherlyn Branch 22 septembre 2026 5 min de lecture
Lyon : la Part-Dieu et les salles de lecture de la Presqu'île

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À Lyon, le silence a plusieurs visages. Il y a celui des bibliothèques de quartier, un peu poussiéreux et rassurant, et celui de la grande bibliothèque de la Part-Dieu, ses étages ouverts, ses fauteuils bas, ses tables où chacun travaille à son rythme. J’y ai apporté un carnet et l’idée de passer deux jours sans jamais élever la voix, ce qui s’est révélé plus facile que prévu.

Y aller depuis Bordeaux

Depuis Bordeaux, il n’y a pas de ligne toujours directe. Le trajet se fait en général en environ 5 h 30, avec une correspondance selon les jours, soit par Paris, soit par une ligne transversale. Je prends le temps de lire : c’est un trajet pour un livre épais. À l’arrivée, on peut débarquer à Part-Dieu, la gare qui se trouve justement à deux pas de la bibliothèque, ou à Perrache selon le train. Horaires et durées à vérifier avant le départ.

Samedi : la grande bibliothèque de la Part-Dieu

La bibliothèque municipale de Lyon, à la Part-Dieu, est l’une des plus grandes bibliothèques municipales de France. Le bâtiment, une tour de verre et de béton, n’a rien de romantique de l’extérieur, et c’est précisément ce qui plaît : à l’intérieur, tout est pensé pour l’usage. Les étages sont ouverts, les tables nombreuses, la lumière naturelle abondante. L’accès à la consultation sur place est généralement libre, sans inscription obligatoire pour lire dans les espaces publics, mais il vaut mieux vérifier les règles actuelles, notamment pour le wifi, les prises et les espaces de travail.

Je choisis une table près d’une fenêtre, à un étage où la musique n’existe pas. Les lecteurs sont des étudiants, des retraités, des gens qui cherchent un journal ou une pause. Le matin, avant midi, le lieu est à son plus calme. L’après-midi, il se remplit, mais le bruit reste bas, une sorte de ronronnement humain qui n’empêche pas de lire.

Pour déjeuner, il suffit de sortir et de marcher un peu, vers le Rhône ou vers le quartier des Brotteaux, plus tranquille que les alentours du centre commercial. Je cherche toujours un banc ou une pelouse plutôt qu’une terrasse, et le parc de la Tête d’Or n’est qu’à quelques arrêts de tram. On peut y passer la fin d’après-midi à regarder l’eau du lac, un livre ouvert sur les genoux, sans que personne ne réclame la place.

Dimanche : la Presqu’île et les quais

Le dimanche, les bibliothèques ferment souvent, et il faut accepter de déplacer la lecture dehors. La Presqu’île a ses ressources : les quais du Rhône, aménagés en promenade, avec des bancs et des escaliers qui descendent vers l’eau, offrent un silence très relatif mais agréable, celui des vélos et du courant. Plus au nord, les pentes de la Croix-Rousse sont un labyrinthe de traboules, ces passages couverts qui relient une rue à l’autre. Elles ne sont pas toutes ouvertes au public, mais celles qui le sont donnent une impression de secret : on y croise peu de monde, et les cours intérieures sont des salles de lecture sans plafond.

À Fourvière, la colline qui domine la ville, l’ascension se fait à pied ou par le funiculaire. Les jardins du Rosaire descendent en pente douce, avec des escaliers, des bancs, un point de vue sur les toits. J’y reste longtemps, sans rien faire de précis, ce qui est la fonction première d’un banc. Je note ce que j’entends : cloches, enfants, un pinson, une conversation au loin.

Dans l’après-midi, il peut valoir la peine de chercher une bibliothèque de quartier ouverte le dimanche, certaines le sont pendant l’année scolaire. Les amplitudes varient d’une année à l’autre et d’un arrondissement à l’autre, donc je vérifie en ligne la veille.

Entre deux étapes, je tiens une règle simple : une seule grande bibliothèque par jour, le reste en marchant. Lyon est une ville de dénivelés et de passages, et l’on s’y fatigue vite si l’on veut tout couvrir. Je préfère rester longtemps à la Part-Dieu, puis laisser la ville décider du reste. Dans le carnet, je note ce qui s’entend à chaque étage : le ronronnement de la ventilation, un chariot qu’on pousse, des chaises qui glissent. Ces sons-là sont la vraie signature d’un lieu de lecture.

Une nuit : où dormir

Pour la nuit, un hôtel de taille moyenne dans le quartier des Brotteaux ou autour de la place Ampère, côté Presqu’île, évite le brouhaha des soirées des rues piétonnes. Les pentes de la Croix-Rousse proposent aussi des chambres d’hôtes, dans des immeubles anciens où les murs sont épais et les escaliers sonores le jour, calmes la nuit. Je demande une chambre qui donne sur la cour, par habitude, et je rappelle simplement que j’arrive tard et que je dors tôt. Il y a toujours quelqu’un pour comprendre.

Le retour

Le train du retour se prend à Part-Dieu en fin d’après-midi. On rentre à Bordeaux en environ 5 h 30, avec le même genre de correspondance qu’à l’aller. C’est long, mais c’est aussi l’occasion d’avancer dans le livre commencé le samedi matin, et de relire les notes prises à Fourvière. Horaires et durées à vérifier avant le départ.

À savoir avant de partir

  • Consulter le site de la bibliothèque municipale pour les règles de consultation sur place, les étages ouverts et les jours de fermeture.
  • Prévoir un plan B pour le dimanche, quand beaucoup de salles sont fermées : quais, jardins du Rosaire, parc de la Tête d’Or.
  • Les traboules ne sont pas toutes accessibles : respecter les consignes affichées et le voisinage.
  • Emporter une petite écharpe et un coupe-vent : les quais et les hauteurs sont exposés au vent.
  • Réserver le train à l’avance, surtout si une correspondance est nécessaire.
  • Horaires et durées à vérifier avant le départ.

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